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Discovery Uzbekistan Travel Guide #14/2010
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Artisanats Ouzbeks

L'art appliqué décoratif ouzbek jouit depuis longtemps d'une gloire méritée. Les conditions historiques dans lesquelles s'est développée la culture du peuple ouzbek, ont prédéterminé le rôle de l'art appliqué. Ses traditions, ses techniques, son sens artistique se sont formés au cours des siècles. D'où, un signe profond et devenu principal dans l'art appliqué de la vie quotidienne : une liaison ténue mais solide entre l'oeuvre d'art et les besoins matériels. La nature sociale de l'art décoratif est son esprit collectif. L'Art en est le patrimoine depuis plusieurs générations, il représente des séries de couches successives. Des plus anciennes se reflète la culture initiale du peuple se gravant profondément dans son art. Les oeuvres de tous les genres de cet art sont définies par la variété des traditions d'art apportées par les peuples composant la nation ouzbek.

 

L'art architectural décoratif joue un rôle important dans l'oeuvre des maîtres artisans d'Ouzbékistan. Les canons des constructions ornementales et la compréhension des propriétés plastiques et artistiques des matériaux de construction locaux sont largement connus dans tout le Moyen et Proche Orient, les variétés de l'albâtre - gantch, le bois, la pierre, la céramique en font la base solide de cet art ancien. Les monuments architecturaux mondialement connus de Samarkand, Boukhara, Khiva, Shakhryssabz et d'autres villes de l'Ouzbékistan témoignent de la haute maîtrise professionnelle des peintres, architectes, calligraphies, sculpteurs et céramistes.

Sur le territoire d'Ouzbékistan la peinture et la sculpture thématique aussi que la sculpture et la peinture ornementale sont connues depuis des siècles. À partir des IX-X siècles la peinture ornementale, végétale polychrome et la sculpture en relief se développent d'une manière intense. On élabore graduellement les canons des formes ornementales et les compositions, contrôlés par la pratique de plusieurs siècles des maîtres nationaux et conservés jusqu'à nos jours. Les nakkoch - maîtres de peinture ornementale -possédaient la technique de peinture architecturale sur le gantch et le bois simultanément. Parmi les maîtres remarquables de la peinture murale du siècle passé on peut nommer les nakkochs de Boukhara. De nos jours déjà l'art des maîtres artisans de Samarkand, Tachkent, Khiva et d'autres villes d'Ouzbékistan est connu. A Kokand les fils et les petits-fils du maître artisan Saidmakhmoud Narkouzyev continuent à travailler.

En jouant un rôle considérable dans le décor architectural de l'Ouzbékistan, le bois sculpté trouvait aussi une large application dans la fabrication des objets d'usage courant, des supports, des coffres pour les couvertures, de petites armoires, des coffrets, des plumiers, de petites tables basses élégantes khan-takhta, des instruments de musique nationaux. Les petites tables décoratives polyèdres et les tables de nuit représentaient un marché important vers l'Europe dans la seconde moitié du XIX et le début du XX siècle. Dans la sculpture ornementale on distingue trois groupes principaux de style de composition: bagdady, islimy et pargory. Chaque groupe est caractérisé par des motifs ornementaux propres ainsi que les constructions de composition, les moyens de sculpture et les effets de relief ornemental. Pour la sculpture sur bois on utilise en Ouzbékistan les meilleures variétés locales: le noyer, le platane, le karagatch (une variété d'orme), l'artcha (le genévrier), le mûrier, le peuplier, l'abricotier. Les maîtres modernes utilisent aussi les variétés importées, particulièrement le hêtre, le chêne, le pin.

La peinture moderne sur bois des maîtres de l'Ouzbékistan est lié essentiellement à la fabrication d'objets décoratifs : petites tables variées polyèdres ou rondes, tabourets, paravents, tables de nuit, cadres et coffrets.

La production du papier mâché et la peinture vernie sur papier mâché prospéraient à Samarkand au début du XV s., ce que témoignent les médaillons originaux ornementaux en papier mâché qui se sont conservés par miracle dans les revêtements de l'intérieur du Gour Emir et de la mosquée Bibi Khanoum. 998 éléments de papier mâché dont 112 éléments originaux ont servi de matière pour le travail minutieux de restauration du dôme bleu doré de la salle principale du Gour Emir. On suppose que c'est de Samarkand qu'au XV siècle cet art a pénétré en Inde du nord où il a atteint un haut développement qui prospère jusqu'à présent. Les objets en papier mâché: des plumiers, des reliures de livres, des échiquiers, des coffrets, des boîtes, des vases et d'autres objets étaient recouverts d'un dessin miniature végétal. La composition ornementale des plumiers contenait assez souvent des inscriptions épigraphiques élégantes. La peinture se réalisait avec de fins pinceaux sur une impression de poudre d'or ou de bronze avec de la colle d'abricot et de cerise. La préparation des vernis et des peintures pour papier mâché avait une composition complexe.

La fabrication de récipients divers et d'autres objets de la vie quotidienne à partir d'une courge, assez souvent avec une finition originale artistique, existe chez plusieurs peuples du monde. En Ouzbékistan on travaille la courge pour des objets divers. Les plus populaires sont les tabatières fabriquées à partir de courges spécialement cultivées. Les tabatières ouzbèks (pour le tabac à priser) sont très diverses : forme, dimensions, finition. Leur fabrication est liée à un processus complexe de peinture, vernissage, polissage et une finition qui peut inclure des métaux et pierres précieuses.

Parmi de nombreux aspects de l'art appliqué national de l'Ouzbékistan la céramique artistique occupe une place spéciale. Ses premiers modèles découverts par les archéologues sur le territoire de la république remontent à l'antiquité. A toutes les époques les meilleures oeuvres révélaient des lignes originales d'un génie créateur.

 

 

 

Ce sont les plats lyagan, les bols sphériques, les vases, les carafes, les cruches de diverses dimensions, d'immense jusqu'à minuscule, pratiques pour l'utilisation journalière et en même temps recherchées par leur forme. Depuis plusieurs siècles et jusqu'à nos jours les produits de la céramique sont demandés par la population. Ils se sont distingués par une haute maîtrise de l'exécution, la beauté des formes, la magie des décorations ornementales, l'harmonie mais aussi la fantaisie, le sens de la mesure et le mélange des couleurs. La céramique artistique d'Ouzbékistan est représentée par ses deux aspects fondamentaux: la terre cuite non émaillé et la céramique émaillé. Pendant les derniers 100 à 150 ans, des centres de la céramique se sont formés en Ouzbékistan: Guijdouvan, Shakhryssabz, Samarkand, Tachkent, Richtan, Khorezm et durant les dernières décennies les travaux des céramistes de Gouroumsaray, Denaou et Chimbay en Karakalpakie sont devenus populaires. La céramique fabriquée dans ces centres se divise distinctement en deux groupes colorés : bleu blanc vert et vert-brun-jaune. Cette partialité s'explique par l'utilisation de plomb ou de matière alcaline. Dans la vallée de la Ferghana et au Khorezm, où on utilise la glaçure alcaline ichkor, domine la couleur bleu blanc vert. Sous la glaçure Ichkor les couleurs jaunes rouges se décomposent et les couleurs bleu- vert donnent une multitude de belles nuances vives et tendres. Dans les régions où l'utilisation de la glaçure au plomb domine comme à Samarkand, Boukhara, Tachkent, toutes les nuances de la gamme jaune rouge-brun sont très belles. La peinture de la céramique dans ces régions frappe par la gamme incroyablement colorée.


 

La céramique d'Ouzbékistan est aussi représentée par les jouets traditionnels zoomorphes. Ces statuettes sont des souvenirs d'un genre très populaire. Après avoir vu ces jouets traditionnels il est difficile de les oublier. Et que ce soit les sifflets traditionnels cramoisi jaune de Khamro Rakhimova du village de Ouba ou bien les figurines ethnographique pleines d'humour lyrique de A.Moukhtarov de Samarkand, on sent toujours l'amour du peuple ouzbek pour la décoration vive et amusante.

 

Les objets en cuivre ciselé étaient populaires depuis longtemps parmi la population locale. En plus d'une destination utilitaire on appréciait leurs qualités décoratives. La vaisselle de cuivre ciselée était placée sur les rayons des armoires comme faisant partie de la décoration de la pièce. Durant la longue histoire de l'art de la ciselure, des styles locaux se sont formés se caractérisant par des formes originales aussi que par des moyens techniques et artistiques. La ciselure ouzbek représente diverses techniques de gravure. La gravure plus profonde porte le nom Kandakori. moins profonde Tchizma. de plus les maîtres ouzbeks utilisent la ciselure Chabaka. Les objets ciselés de Boukhara et de Khiva sont les plus connus, ils se distinguent par la beauté et la plasticité de la forme, l'exigence et le fini des motifs d'ornement, la profondeur de ciselure.

Une branche très originale de l'art du travail du métal en Ouzbékistan est la fabrication de couteaux à la lame pointue, qui est gainée d'un étui en cuir orné d'appliques métalliques, de broderie, de peinture. Ces couteaux s'appellent Gouldor Pitchok ce qui que signifie couteau élégant, décoré. Leurs formes sont diverses. Ils se distinguent par les particularités locales des lames - étroites ou larges, directes ou repliées, aussi que les particularités des manches - entiers ou composés, en bois ou en os, incrustés ou colorés. Parmi les anciens centres de production des couteaux gardant leur signification Tchoust dans la vallée de la Ferghana et Khiva au Khorezm.

L'art de la fabrication des tissus en Ouzbékistan est un phénomène de l'art national. Il réunit de hautes traditions de l'art ancien et la sensation vivante de la modernité. Dans l'art de la fabrication des tissus, comme retrouvé dans les annales, se sont reflétées les périodes historiques de son histoire complexe. Sur plusieurs siècles, s'est gravée l'oeuvre de plusieurs milliers de maîtres et peintres de talent. Dans la deuxième moitié de XIX siècle dans plusieurs villes et villages (Marguilan, Namangan, Boukhara, Andijan, Samarkand, Kitab, Guijdouvan, Ourgout, Becharyk, etc.) on a élaboré divers types de tissus de coton ou de soie avec des entrelacements simples ou complexes. On les utilisait pour les vêtements, pour l'ornement du logement. Parmi les tissus les plus célèbres on peut nommer des velours épais, tissés de coton et de soie nommés Bakhmal, Adras, Bekassab et Banoras; les fichus les plus fins et fragiles en soie : Kalgay; les Chokhi faisant du bruit et changeant de couleur; d'autres tissus exceptionnelement pittoresques, originaux par leur contraste et l'harmonie des coloris : Atlas, Yakrouya, Khanatlas. Les couvertures de Fergana et de Samarkand ont un dessin voilé et tendre. Les moyens d'ornementation de ces couvertures étaient les lignes dont l'originalité principale consistait en contours indiscernables et vagues. On appelle ce procédé Abrbandy et les couvertures elles-mêmes Abr.


La fabrication des tissus imprimés était généralement répandue dans les tribus peuplant le territoire actuel de l'Ouzbékistan. Les nappes imprimées, toutes sortes de rideaux, les foulards, les tissus de haute qualité pour les robes des femmes, les couvertures y compris les caparaçons des chevaux, même les linceuls funèbres et d'autres objets imprimés avaient les fonctions utilitaires et servaient de l'ornement dans la vie quotidienne. Cet art était surtout répandu à Boukhara et dans les villages qui l'entouraient. De beaux produits étaient élaborés par les maîtres d'Ourgout, Shakhryssabz, Samarkand, Kattakourgan, Fergana, Tachkent, la toile imprimée du Khoresm se distinguait par son originalité.

Les produits brodés complétaient d'autres artisanats architecturaux et décoratifs (la sculpture et la peinture sur bois) et ornaient abondamment le logement et les objets d'usage courant. La broderie était très répandue dans les vêtements nationaux pour les fêtes aussi que pour tous les jours. Durant la longue période de l'existence de la broderie de nombreux styles locaux se sont formés : style de Boukhara, Nourata, Shakhryssabz, Samarkand, Djizak, Tachkent, Pskent, Fergana. L'art de la broderie généralement répandu était un art pratiqué exclusivement par les femmes. On brodait avec des fils d'or et d'argent les robes de chambre pour hommes, les turbans, les calottes, les pantalons, les chaussures et pour les femmes: les robes, les robes de chambre, les bandeaux de tête appelés Pechanaband, les foulards, les bottes, les souliers. La broderie aux fils d'or avec des pierres fines et des petites coupoles métalliques appelée Koubba décorait abondamment les objets de la décoration de l'intérieur des palais, aussi que les caparaçons des cheval ou chabraques. Au milieu de XIX siècle l'art de la broderie au fil d'or a atteint une haute perfection dans la composition des dessins et son exécution technique. Les dessins étaient exécutés sur une peau mégie ou du carton, puis on les découpait. Fixés au tissu tendu sur le métier à broder on cousait avec des fils d'or ou d'argent. Pour chaque produit orné on utilisait une broderie spécifique: totale ou Zamindouzi ou découpée sur fond libre Gouldouzi. Chaque partie du dessin était brodée différemment, on en compte plus de trente.

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